Concours IFSI : l'écrit

Publié le par Poulattitude

La veille du jour J, je décidai quand même de vérifier que j'avais le matériel adapté au concours. Je fis donc l'achat d'un stylo plume et d'un effaceur (choses dont j'avais oublié l'existence depuis 7 ans au moins), non sans réfléchir à peu près 45 minutes au combo gagnant dans les rayons du Carrefour. Et puis, je vérifiai quand même, par souci de sécurité, que ma carte d'identité était bien dans mon portefeuille, ce dont je ne doutais nullement. C'est alors que je trouvai : la carte d'identité du petit Monsieur, la carte d'Identité de Mademoiselle... la mienne s'était volatilisée ! Après avoir brièvement remercié la destinée de m'avoir fait vérifier cela, je fus prise d'un vent de panique : où pouvait-elle donc être ? Je me souvins en avoir fait une photocopie, je soulevai donc le capot du scanner : RIEN ! Non sans palpitations intenses, je réfléchis à nouveau, et me dis qu'elle devait être à la Poste, suite à la réception d'un colis. J'attendis donc trois plombes à la Poste, pestant contre ce postier qui m'avait subtilisé ma carte, je demandai ma carte au guichet, on la chercha, chercha encore, et on ne la trouva pas ! Ce qui me rassurait peu, vu que la Poste a déjà réussi à perdre plusieurs de mes colis. Je rentrai à la maison et préparai le plan B : mon Passeport, OUF, pas encore périmé... quand l'illumination me vint : le dimanche précédent, nous avions voté... Ma carte m'attendait donc patiemment dans la poche de mon manteau, en compagnie de ma carte l'électeur. Fin de l'épisode : veille de match.

 

Ce jour-là, c'était donc l'écrit. Rendez-vous à la rotonde à 12h45 pour l'appel. Le fameux service Timeo m'indiquant 19 minutes de bus, je m'étais dit que ce serait les doigts dans le nez en faisant venir ma nounou pour midi. C'était sans compter sur... euh... la précision de Timeo... j'arrivai donc après 40 minutes de trajet, suivant le flux léger de personnes dans le Parc des Expositions (ben oui, car nous n'étions pas les plus en avance.) Voyant un troupeau de gamins, je me dis que c'était là et attendis sagement l'appel.

L'appel commença, continua, encore et encore. J'eus alors un bon coup d'adrénaline quand je me rendis compte que j'étais certes devant une porte, mais qu'il y avait 5 autres portes... et que je n'avais nullement pris garde au numéro ! Bon sang, et ben, croyez-moi ou non, c'était la bonne, la fameuse porte numéro 3. Je me dis à ce moment-là que je devrais jouer au loto (j'ai d'ailleurs joué à l'Euromillion deux jours après, mais sans le succès escompté ;) ).

Etant remise de mes émotions, je continuai à dévisager chacun des candidats, certains accompagnés par papa ou maman, et à les trouver terriblement jeunes, quand je fus enfin appelée par un Monsieur à l'air bonhomme. J'entrai donc dans cette immense pièce et pris place sur un bureau, là où on m'aiguilla, à une place située entre 20 gamines et 1 gamin. Le temps que tout le monde s'installe, je cherchais des yeux un vieux parmi tout ce beau monde. AH ! LA ! UN VIEUX ! (en mode jouissance absolue) Ah non, mince, c'était un surveillant...

 

Le sujet de culture générale tomba. Peu bandant, ma parole, et pas vraiment en lien avec tout ce que j'avais pu préparer : un thème sur la ville cybernétique. Je réussis à sortir quelques arguments de mon chapeau, les 2 heures filant à une vitesse grand V (je crois que j'ai perdu en efficacité avec les années, auparavant je sortais toujours la premières des partiels... Déception.) Bref, plutôt contente au final de cette épreuve que j'appréhendais.

 

J'étais donc dans une posture gagnante pour la seconde partie de l'écrit. Entretemps, j'en profitai pour aller faire une pause pipi. C'est là que cela se gâta : zero personnes aux toilettes des hommes, 100 nanas tassées devant les toilettes pour femmes. Je décidai donc d'arpenter le reste du Parc des Expositions pour trouver bonheur des toilettes pour femmes. Manque de pot, tout était fermé. C'est donc l'arrière d'un bâtiment toilette fermé qui fit office de déversoir.

Je revins, toute guillerette, au lieu de rassemblement, et achetai une part de gâteau au chocolat aux sympas élèves infirmières (sympa, et qui profitent de l'occase pour renflouer les comptes du BDE, on n'a rien sans rien !) Je me gâvai donc de gâteau et d'eau, en attendant la reprise des festivités, non sans manquer de m'étouffer (est-ce que cela fait partie du processus de sélection?)

Les jeunes me faisaient bien rigoler, me rappelant ma jeunesse lycéenne, où tout le monde (sauf moi, évidemment) s'entraînait à faire tourner son effaceur sur sa main. Sauf qu'à présent, le téléphone portable a quand même détrôné les exercices de jonglage de bureau.

 

Le sujet fut distribué. Je souriais bêtement. J'étais à fonc sur les tests psychtechniques, vous dis-je. Mais quand j'eus le feu vert pour retourner la feuille, je déchantai rapidement. Je suis donc en droit de vous dire que les tests psychotechniques du bouquin "Le concours d'entrée - IFSI 2015" chez Foucher sont terriblement incomplets. J'étais donc autant préparée qu'une bouse de vache à l'entrée d'un tout à l'égoût. J'essayai de sauver les meubles sur les quelques tests dont je comprenais l'énoncé. Et je sortis, deux heures plus tard, un goût amer à la bouche, pour reprendre ce fameux bus 3.

Publié dans Réflexions, Nursetobe

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Fr@nk 08/07/2015 17:06

Bon évidement j'ai du demandé a "duckduk" ce qu’était l'IFSI :)
Pas facile de se replonger dans les bouquins ! Mais la reconversion en vaut largement la chandelle !

Et les résultats alors .. puisque tu les as deja ?

Poulattitude 08/07/2015 20:22

C'est bon mais chuuut ;) no spoil !

Poulpy 07/07/2015 18:15

Et alors? tu les auras quand les résultats??

Poulattitude 07/07/2015 18:53

Suspense hein ? Je les ai déjà :)