Des changements de vie par milliers - mode d'emploi

Publié le par Poulattitude

Suffit de se décider à changer de vie pour se rendre compte qu'on n'est pas seul.

C'est ainsi que je vous présentais un poulpe ingénieur qui a décidé de mettre à contribution ses tentacules pour devenir chatouilleur professionnel d'orteils et de corps  :) C'est ainsi que ce poulpe-là a écrit un très joli (et gentil) article sur moi. C'est ainsi que j'ai découvert qu'on était plein avec ce bout de passé en commun et cette décision de partir vers d'autres horizons.

Vouloir changer, c'est facile. Combien de gens rêvent d'une autre vie sans savoir vraiment laquelle ? Et c'est là que le bât blesse. Dans le flou, nombre d'entre eux choisissent l'option Euromillion. Et quand ils auront gagné, ils quitteront leur job. Pour quoi faire ? A défaut de vraiment savoir ce qui mène leur vie, ils diront : Glander, être en vacances toute l'année. Vaste programme. Si l'argent facilite les choses (soyons honnêtes : même sans être matérialiste, le besoin d'argent est omniprésent. J'ai bien vu des vidéos de gens vivant en quasi-autarcie au milieu du Larzac et je les admire, mais il reste le "quasi" : l'école, l'électricité, les vêtements... les impôts ! Et tout le monde, même avec des convictions écologistes, ne souhaite pas forcément s'exclure de la société), l'argent n'est pas tout. Personnellement, avec plein de sous et zéro projet en tête, je comprends le pétage de plombs de certains gagnants du gros lot. Et... encore faut-il le gagner, hein ! (désolée si je brise des rêves.)

Trouver l'idée, donc. Dans notre (triste) monde, la finalité semble évidente : ce job idéal est un job qui amasse un max de pognon sans rien glander.

Ensuite on redescend sur Terre et si, comme moi, on est multipassionné, les idées, on les ramasse à la pelle. Comment choisir ? Se tâter, peser le pour et le contre, tester le réalisme de l'idée, la compatibilité avec notre vie actuelle ou future, échanger mais ne jamais prendre pour argent comptant ce que l'on vous dit, et douter, douter beaucoup.

Dans cette étape de reconstruction post-traumatique, j'ai été accompagnée par Martine, coach professionnel ultra-géniale de pétillance, et ce n'était pas du luxe, parce que pour se reconstruire, il faut déjà se connaître soi-même et partir sur des bases solides, rebâtir les fondations, en somme. Parce qu'il est des gens comme moi qui avaient totalement oublié de s'écouter et qui s'étaient perdus.

Et puis, une fois reboostés, bien que parfois rongés par le doute ("et si je me trompais ENCORE ?"), on n'a plus qu'une seule solution : sauter le pas et se jeter à l'eau. Mais, cette fois, on a une bouée de sauvetage, cette bouée c'est de savoir qui l'on est, de croire en nous-même et de savoir que, même si ça ne marche pas, on avance dans le bon sens et que, comme les chats, on retombera sur nos pattes.

Etape 1, donc : avoir une idée, ou plutôt avoir L'idée. Une idée qui colle avec nous-mêmes (c'est quand même le but de la chose) et qui reste réalisable (niveau moyens, débouchés, style de vie souhaité.)

Ce n'est pas parce qu'on change de vie qu'on change de personnalité. Au mieux (je l'espère pour vous), on libère tout ou partie de notre VRAIE personnalité enfouie. Comprenez que, si comme moi vous n'avez jamais été très doué pour vous "vendre", un métier commercial n'est peut-être pas le plus adapté pour commencer.

Etape 2 (peut être réalisée simultanément avec la 1) : glaner un maximum d'infos. Formations, durée, financements possibles... Idéalement en rencontrant quelqu'un au parcours similaire (pas toujours évident), sinon pensez forums (toujours vérifier les infos, mais ça donne de bonnes pistes), pensez CIF (Congé Individuel de formation) ou rupture conventionnelle pour les salariés (si vous êtes déjà au chômage, c'est, si je peux dire, un avantage), CCI ou Chambre des Métiers pour les projets d'entrepreneuriat. Je déconseille juste de demander conseil à Popôle ;)

Etape 3 : sauter dans le vide. Le risque n'est jamais nul quand on passe de notre cocon douillet (pas tant que ça, puisqu'on veut le quitter?) à l'inconnu et au néant. Pas facile non plus d'aller annoncer à son boss qu'on veut se tirer. C'est quitte ou double : si ça ne marche pas, on risque fort d'être mal vu... et alors? Vu que, de toute façon, on VEUT et on VA partir ?

 

Bon ben voilà, avec toutes mes astuces (pas si simples à mettre en pratique, j'en conviens !), y a plus qu'à vous mettre au boulot ;)

Publié dans Réflexions

Commenter cet article

Agoaye 15/02/2016 00:11

J'y songe bien sûr...
Logiquement je suis en train de construire mon filet de sécurité là !

poulattitude 15/02/2016 06:19

Courage pour la suite et plein de succès dans tes projets !

Paul G 05/02/2016 16:09

Que de vérités dans ton texte ! Je suis pour le changement, tant que c’est constructif et que cela nous aide à nous épanouir.

Poulattitude 05/02/2016 16:24

Merci pour ton commentaire sympa

Fr@nk 16/01/2016 18:47

Pas si simple tout ca !
Je viens de finir un bilan professionnel ..et malheureusement j'ai pas l'impression d'y voir plus clair ! Je veux changer, mais ne sais toujours pas pour quoi d'autre ! Je cherche toujours !

Sinon y a le triangle infernal a respecter : Legalité, rentable, tranquille ! On en choisi 2 seulement ! Le 3eme sera l'inverse (Legal et rentable : pas tranquille / rentable et tranquille : pas legal :) Si ca peut aider :)

poulattitude 16/01/2016 18:48

sympa ton triangle ! je pense avoir tiré un trait sur le "tranquille" pour ma part !
Courage dans tes recherches !

Patricia 16/01/2016 15:14

Hello,

Meme si vous n'avez pas d'idées, il existe des outils, qu'utilisent les coach qui vous aident à vous connecter à votre voie.
C'est un premier pas, si vous ne savez pas vers ou vous diriger.
Un bilan de compétences peut être une deuxième étape.

Patricia 16/01/2016 18:59

Concernant le bilan de compétences, personnellement, j'ai fait une demande au fongecif.
Si le bilan s'effectue en dehors des heures de travail, il n'y a rien à demander à son employeur.

Pour le "sauter dans le vide", pour certaines personnes, cette idée peut etre assez angoissante, Il y a aussi des moyens pour que ca se passe à son rythme , petit à petit.

Nous avons tous les réponses en nous, faites appel à un coach, il pourra faire la lumière en vous pour vous aider à les trouver.

poulattitude 16/01/2016 17:30

merci pour ces informations :) le bilan de compétences, malheureusement, n'est ni financé par Pôle Emploi ni par les crédits formation accumulés...

celine 11/01/2016 22:54

je glisse doucement vers l'étape 1... Bel article en tout cas ;)

poulattitude 12/01/2016 08:06

Toi aussi !!! :) je serais curieuse de savoir, au moment voulu ;)