Zéro pointé en sport

Publié le par Poulattitude

Un petit article perso, pour toutes celles (et pourquoi pas aussi, tous ceux)   qui n’osent pas faire de sport, pour cause de nullité.

 

 

MOI, j’ai repris le sport après 11 ans d’inactivité !

 

Bon, pour préciser :

 

1)    Ce n’est pas du vrai sport, c’est de la zumba !

 

2)    Je n’estime pas avoir été vraiment inactive, car si j’ai fait zéro sport depuis… le bac ( ! ), je marche 2 km aller + 2 km retour pour aller au travail, je pousse une poussette double sur toute l’agglomération mancelle, j’ai fait un pèlerinage de 3 jours, etc… Même si tout ça est de l’activité, ce n’est pas en soi considéré comme un sport, et ça ne fait pas fonctionner tous les muscles, j’en conviens.

 

 

Rassurez-vous : nulle en sport j’étais, nulle en sport je suis et je resterai. Je ne suis pas devenue une reine de la zumba, mais je prends plaisir à y aller, et c’est déjà une victoire absolue, suite à mon passé sportif.

 

 

 

A celles (et ceux) qui en doutent, voici un résumé historique :  

 

-En primaire, je ne hais pas encore le sport, mais je ne suis pas plus motivée que ça. Ne le dites pas à mes collègues fans de ping-pong, mais je m’amusais à courir après ma balle dans la salle pendant des heures, pour éviter le supplice de la table de ping-pong.

 

- 1994 : Seule et unique (sic) révélation sportive, je fais du judo et j’aime bien ça. Même si à la compète de fin d’année, une fille 2 fois plus jeune que moi (mais 2 fois plus balèze) m’éjecte en 6 secondes chrono.

 

-1995 : J’entre au collège et je n’ai pas droit de faire du sport. Ça ne me gêne pas trop, sauf pour le judo, mais j’oublie vite.

 

-1997 : Finalement, je reprends le sport scolaire. Déjà que j’étais nulle avant, j’ai zappé toutes les explications sur les règles du basket, du volley, les bases de la gymnastique, comment monter à la corde, etc…

Quoique, avec le temps, et découvrant les profs de sport, je me dis que cette phase d’explication n’a sûrement jamais eu lieu. Bah oui, nos parents nous avaient forcément appris ! C’était sans compter sur le fait que mes parents sont anti-sportifs… Ce n’est certes pas une tare aussi grande que d’avoir des parents  qui font porter à leurs garçons une queue dans le cou… mais bon quand même !

 

Bref, je me décarcasse pour y arriver, mais je suis nulle et les collégiens (qui sont des imbéciles – l’âge bête…) se moquent de moi. A partir de ce moment, mon plus grand rêve scolaire est de me faire dispenser de sport. Je tanne d’ailleurs mes parents chaque semaine, mais ils craquent de manière rarissime (j’ai peut-être loupé 2 fois en 5 ans… parents indignes !)

 

-Au lycée, ça ne change pas, le prof de sport de seconde (je tairai son nom mais je le hais profondément) m’enguirlande même car il croit que j’en fais exprès. Alors que je vous jure qu’en tant qu’élève exemplaire, je faisais du mieux que je pouvais !

Le prof de première, lui, a bien compris le problème (je l’ai rencontré l’année dernière… il se souvenait de moi… pour se souvenir d’un élève nul, c’est qu’il fait vraiment partie d’une nullité hors norme, non ? Il ne se souvenait pas de M. Poulattitude qui était bon en sport… ahaha), il me met 8/20 partout, c’est sympa (si, je vous jure, car je vaux moins.)

En terminale, je passe les épreuves du bac dans cet ordre : 18 en endurance (preuve que je suis motivée, NON ???), 7 en volley (« Ah non, tu as bien progressé, je te mets 7,5 ! » ), 8 en danse (vous avez vu, j’étais prédestinée à la zumba…)

Nul !

 

Suite à ça, je passe mes années d’études à me délecter de ne plus avoir de sport obligatoire !

 

Sincèrement… je ne suis pas contre le sport à l’école, c’est important d’apprendre à avoir une certaine hygiène de vie. Je ne suis pas forcément pro-classes de niveau… cela dépend du contexte en fait...

Mais en sport ? Pourquoi pas ??? Non mais c’est vrai, il y a plein d’élèves (surtout les garçons, mais pas que) qui sont à fond compétition, mais il y en a aussi plein qui sont nuls. Et sincèrement, même en badminton, se prendre smash sur smash et placer zéro point, ça n’est ni intéressant ni motivant pour les nuls.


Moi je suis pour une classe « pousse-baballe » : du sport obligatoire si vous voulez, mais sans pression et avec la note au bac en option. Pourquoi faudrait-il être bon en sport alors qu’on ne nous oblige pas à être bon en dessin ou en musique ?

Il est où, le plaisir d’apprendre… ? Je laisserai là mes divagations sur le système scolaire, au risque de m’emporter.

 

Bref, ce système scolaire laisse un goût amer à beaucoup, et moi il m’a profondément dégoûtée du sport !

 

 


Si bien qu’onze ans après, je n’avais pas pensé une seconde à aller faire du sport, le sport étant devenu un tabou mental pour moi.

Dans un bar, Pauline m’a dit « pourquoi tu viens pas faire de la zumba avec moi ? »

J’ai dit « Oui. »

 

J’ai découvert l’envie de se dépenser, l’envie de s’améliorer. Faut dire que quand tu inverses ta gauche et ta droite tout le premier cours, tu es quasi sûr de faire des progrès un jour

Je fais des progrès, lentement mais sûrement… ou pas ? Mais ce n’est pas un drame.

 

Je suis toujours nulle… mais je m’en fous !!!

 

Putain, mais quel bonheur de se sentir libre d’être mauvais !!!

 

 

 

 

Publié dans Réflexions

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Fr@nk 01/04/2015 12:21

Même analyse que toi sur le sport a l’école .. alors qu'en fait .. le sport j'adore ca maintenant (Badminton, VTT, escrime !). C'est dommage d'avoir gâché ce temps scolaire !

Poulattitude 01/04/2015 20:44

Merci :) je me sens moins seule (mais toujours nulle!)